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Actualités
Hyde de Neuville : L'ami des rois et le ministre (partie 2)
Par Daniel de Montplaisir   
Mardi, 02 Octobre 2012 00:00

Jean-Guillaume Hyde de NeuvilleSa tâche achevée aux Etats-Unis, Hide de Neuville est nommé ambassadeur à Constantinople. Mais, au même moment, les collèges électoraux de la Nièvre voudraient le voir reprendre son siège de député, auquel il est élu le 14 novembre 1822. Le chef du Gouvernement, Joseph de Villèle, accepte cette parenthèse dans sa carrière diplomatique. Chateaubriand accède au ministère des Affaires étrangères et convainc son ami de devenir ambassadeur à Lisbonne. La France est alors militairement engagée dans la campagne d'Espagne visant à rétablir Ferdinand VII sur son trône, dont l'ont chassé les libéraux qui le retiennent prisonnier. L'intervention est un succès. Ferdinand retrouve son trône : l'Espagne oublie Napoléon et regarde maintenant l'armée française comme une armée de libération !

Le Portugal aussi vient de traverser des turbulences comparables, mais le roi Jean VI, qui a accepté la Constitution voulue par les Cortès, règne maintenant sur un pays pacifié et qui voudrait préserver sa neutralité. Hide de Neuville a pour mission de le rassurer quant aux intentions françaises : défendre et consolider les trônes légitimes mais dans le respect de la liberté des peuples. Cependant, les problèmes portugais sont complexes : à Rio de Janeiro, le fils de Jean VI, Pierre, s'est proclamé empereur du Brésil et ne veut plus reconnaître l'autorité de Lisbonne où, par ailleurs, les foyers d'intrigues ne cessent de se multiplier, les rumeurs de tentatives d'assassinat de justifier l'arrestation de ministres, des débuts de coup d'Etat, fomentés au sein même de sa famille, de menacer le trône de Jean VI. Son fils, Don Miguel, se sent une âme de Brutus. Prenant la tête du corps diplomatique, Hide s'exprime au nom de l'Europe pour que la légitimité soit maintenue à Lisbonne et parvient à faire échouer la rébellion. Devenu l’ami du roi, qui lui accorde une confiance presque aveugle, il l’aide à refaire surface et à remanier son gouvernement. Aussi l'Angleterre lui reproche-t-elle d'avoir largement outrepassé son rôle d'ambassadeur et de s'être immiscé dans les affaires intérieures du Portugal. On que Londres exerce sur elles une jalousie sourcilleuse.

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Mis à jour ( Mardi, 02 Octobre 2012 08:58 )
 
Hyde de Neuville : L'aventurier de la Légitimité (partie 1)
Par Daniel de Montplaisir   
Vendredi, 31 Août 2012 18:47

Jean-Guillaume Hyde de NeuvilleLorsque, Charles X étant réfugié au palais royal d'Edimbourg, Victor Hugo célébrait en vers cette hospitalité qu'à travers les siècles se rendaient Bourbons et Stuart, il aurait pu évoquer aussi ces échanges de serviteurs qui les accompagnèrent tout le temps que durèrent les malheurs respectifs des deux dynasties. Alexandre Dumas en avait livré une version romanesque dans Vingt ans après lorsque les quatre mousquetaires tentèrent d'empêcher l'exécution de Charles II.

Derrière la légende, se profile une réalité, celle de la fidélité aux principes de la royauté légitime par delà les frontières et les siècles, et reposant sur ces bases, la vieille amitié franco écossaise, dite Auld Alliance. C'est ainsi que plusieurs familles dites jacobites – partisanes de la dynastie des Stuarts incarnée par le prétendant Jacques III – suivirent leur roi en France et y prirent souche. Parmi elles, celle de Jean-Guillaume Hyde (puis Hide) de Neuville dont le grand-père, James Hyde, était arrivé en France en 1746 et s'était fixé à Sancerre deux ans plus tard. Son fils, Guillaume, fit fortune à la Charité sur Loire comme manufacturier pour l'armée et épousa la fille d'un médecin de la ville. Leur premier garçon y vit le jour le 24 janvier 1776. On sait qu'à cette époque, les familles bourgeoises ayant atteint un certain niveau de richesse, parvenaient à obtenir un titre d'apparence nobiliaire en achetant une charge royale, système populairement qualifié de savonnette à vilain. Guillaume Hyde s'y prêta, francisant son nom et pouvant désormais se faire appeler écuyer de Neuville, du nom d’une propriété qu’il avait achetée et qui n’avait plus de descendance familiale.

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Reportage vidéo de la présentations des princes le 30 juin 2012
Par Cyrille   
Vendredi, 24 Août 2012 21:10

Discours du 30 juin 2012 de Louis, duc d'Anjou

Reportage vidéo et discours du prince Louis, duc d'Anjou, à l'occasion de la présentations des ducs de Bourgogne et de Berry, lors de la réception organisée par l’Institut Duc d’Anjou en l’hôtel des Invalides, le 30 juin. Plus de quatre cents personnes avait répondu à l'invitation du duc et de la duchesse d'Anjou.

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Mis à jour ( Mercredi, 29 Août 2012 09:02 )
 
Présentation des princes à l’Hôtel des Invalides
Par Cyrille   
Samedi, 21 Juillet 2012 16:09

Le duc d’Anjou prend la parole, la duchesse d’Anjou et les petits Princes écoutent…

Monseigneur et Madame ont présenté les ducs de Bourgogne et de Berry lors de la réception organisée par l’Institut Duc d’Anjou en l’hôtel des Invalides, le 30 juin 2012.

Cette réception exceptionnelle a rassemblé quatre cents participants dans les salons du Gouverneur Militaire de Paris, aux Invalides.

Monseigneur, Madame et la Princesse Eugénie étaient heureux de présenter publiquement les Princes Louis et Alphonse, respectivement Duc de Bourgogne et Duc de Berry, aux personnalités et aux fidèles qui avaient répondu à leur invitation.

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Mis à jour ( Vendredi, 17 Août 2012 17:29 )
 
Mgr Frayssinous, premier ministre de l’Instruction publique
Par Daniel de Montplaisir   
Vendredi, 06 Juillet 2012 14:36

Monseigneur Frayssinous, évêque d'Hermopolis, de l'InstitutLe 22 juin dernier, plusieurs députés, de la majorité comme de l'opposition, interpellaient Luc Chatel, ministre de l'Éducation Nationale, pour déplorer que, malgré d'innombrables réformes de celle-ci depuis qu'elle existe, l'échec scolaire demeurât un problème non résolu et que le système éducatif continuât de reproduire les inégalités sociales alors qu'on l'avait précisément créé pour les réduire. Pourtant, bien peu de ces parlementaires auraient pu citer le nom de celui qui présida à la mise en place, il y a de cela cent quatre-vingt ans, du service public de l'Instruction et dont l'un des principes de base consistait déjà à lutter contre les inégalités issues de la naissance afin de récompenser plutôt les mérites tirés de l'intelligence et du travail.

Denis-Luc Frayssinous naquit sous le règne de Louis XV, le 9 mai 1765 à Curières, aujourd'hui en Aveyron, alors en Rouergue. Toute sa vie, il resterait attaché à son origine régionale. Venant d'un milieu relativement aisé – son père était fermier de la    riche abbaye cistercienne de Bonneval – ainsi entouré d'hommes d'Eglise qui remarquèrent vite ses dispositions intellectuelles, il fit ses études au collège royal de Rodez puis les acheva à Paris, au prestigieux séminaire de Saint-Sulpice, alors en pleine refonte théologique après la dérive mondaine qui l'avait longtemps caractérisé. Devenir prêtre semblait une évidence au jeune Frayssinous : il fut ordonné en mai 1789. La Révolution laissa quelque temps Saint-Sulpice en dehors des tourmentes : la Constitution civile du Clergé, adoptée le 12 juillet 1790, ne concernait pas les ordres  monastiques. Mais ceux-ci furent supprimés en septembre 1792. Saint-Sulpice ferma ses portes. Frayssinous, tout à ses recherches, ne voulait pas se mêler de politique. Il regagna son Rouergue et accepta de prêter serment à la république. Pour tout dire, jamais plus heureux qu'enfermé dans une bibliothèque, il n'avait rien d'un rebelle. Mais la Terreur anticléricale contamina aussi ce qui est devenu le département de l'Aveyron : des centaines de prêtres furent arrêtés et déportés tandis que d'autres chouannaient dans l'Aubrac. Frayssinous, lui, se cachait, et priait.

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Mis à jour ( Jeudi, 26 Juillet 2012 13:20 )
 
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